Solidarité : Les Migrations

Solidarité : Les Migrations : 

Des personnes quittent leurs pays s’y sentant en grave danger et se dispersent en Europe ou ailleurs… 

Que se passe-t-il quand ces migrants arrivent en France ? 

Voilà deux ans, la ville de La Ferté-Macé et celle de Domfront, accueillaient environ 25 migrants chacune.  Une association de bénévoles s’était alors créée: Aredf (association des réfugiés Domfront / la Ferté) de façon à les aider à s’intégrer, les accompagner, proposer des cours de français, les guider sur la législation française, leurs «devoirs»…sachant que le côté administratif, le logement et la santé étaient suivis dans l’Orne par l’association Coallia, retenue par l’État puisque cela entrait dans son domaine de compétences.

Pourquoi ces personnes venant de Birmanie, d’Afghanistan, du Soudan, d’Irak…arrivent-elles en Europe ? Posons-nous la question!  Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’elles partent et laissent leurs proches… Elles fuient car elles sont en danger:- un pays en guerre où règne la violence, une dictature, un pays pillé par les pays riches qui se servent, achètent leurs terres, où elles n’ont plus aucun avenir…il y a des raisons multiples à ces situations ! 

Que se passent-ils quand ces migrants parviennent en Europe, dont certains en France ? 

La politique de l’asile est une compétence d’État qui se charge de l’hébergement, de l’accompagnement administratif et d’une petite allocation pour survivre. Ces demandeurs d’asile ne peuvent prétendre aux mêmes droits sociaux que les français. 

A son arrivée en France, le migrant peut être accueilli dans un hébergement d’urgence et doit se rendre à la Préfecture du département où il se trouve, pour solliciter «un titre de séjour». Là en général on lui accorde un mois (à renouveler si besoin): pas question d’argent, il vit de solidarité. La Préfecture envoie ces données à l’OFII (office français d’immigration et d’intégration) qui se trouve pour notre région à Caen et qui va alors le contacter. Si le dossier est complet et s’il a le profil requis (son pays en guerre, une grande misère ou raisons politiques…le migrant va pouvoir confirmer sa demande d’asile. Si elle lui est accordée, il devient «demandeur d’asile» et reçoit une allocation de 204€ par mois et doit suivre 200h de cours de français.

L’association Coallia à la Ferté Macé « centre d’accueil et d’orientation, va le «loger» dans un appartement partagé par  5 à 6 personnes, va répondre aux besoins de santé et l’aider à gérer ses papiers. Cette association reçoit des subventions de l’État pour assumer cette mission. La ville n’intervient pas financièrement. Ils n’ont pas droit au CCAS, ne peuvent pas avoir de bons d’achat. Les Restos du cœur leur viennent en aide pour l’alimentation et d’autres associations (secours populaire, catholique) les «dépannent» en cas d’urgence comme toute personne dans la précarité chez nous. Ils se regroupent pour acheter des produits qu’ils ne trouvent pas aux «Restos» et qui constituent la base de leur alimentation (huile, farine, riz)…d’ où chariot plein !! 

Cette situation peut durer un an… ces demandeurs d’asile vont être convoqués à Paris par l’OFPRA: office français de protection des réfugiés et apatrides qui va examiner en détail leur «histoire» et va statuer sur leur devenir. 

3 possibilités :

  1. Ils sont déboutés et doivent quitter le pays,
  2. Ils obtiennent une protection subsidiaire d’un an et leur cas sera revu au bout de ce délai (ils continuent à recevoir 204€),
  3. Ils obtiennent le statut de réfugié et accède aux mêmes droits que les Français; ils touchent le RSA de 559,74 euros / mois à ce jour (sauf les moins de 25 ans), ont droit à l’accompagnement d’une assistante sociale, à des aides du CCAS… Surtout ils peuvent prétendre à un emploi. Ils ne dépendent plus de Coallia, ils sont autonomes, vont payer leur loyer, leurs charges, leurs impôts… Des bénévoles assurent aussi un soutien car l’administration est parfois compliquée!

Oui cela coûte un peu à l’État: environ 0,19% de son budget ce qui est peu en fait… !

Et pour nous les Français modestes, que fait l’État? Nous sommes dans un pays où se vit la solidarité : les retraites, la sécurité sociale, la santé, l’école…et de nombreuses structures des départements et communes, prennent en charge la population la plus fragile. Toute personne qui fait les démarches a droit à un logement, un accompagnement, la CMU….sans compter toutes les associations qui complètent ! 

Auteur: Damien

Partager cet article sur